
Au-delà de « Bonjour » : Expressions et salutations françaises essentielles pour les nouveaux arrivants au Canada
Author:
Berlitz
En bref : au Québec, on dit « bonjour » en tout temps (et même en partant, pour souhaiter une bonne journée), « allô » ou « salut » entre amis, et on répond « bienvenue » à un merci. Le tutoiement arrive vite, les repas s'appellent déjeuner, dîner et souper, et le quotidien a son propre vocabulaire : dépanneur, magasiner, fin de semaine, courriel, char. Voici les salutations et les expressions québécoises à connaître pour bien vous intégrer dès votre arrivée.
S'installer au Canada, c'est aussi apprivoiser une nouvelle façon de parler français. Que vous arriviez de France, de Belgique, de Suisse, d'Afrique ou que vous ayez appris le français ailleurs, vous découvrirez vite qu'à Montréal, à Québec, à Ottawa ou à Moncton, les salutations, les expressions et même le nom des repas ne sont pas tout à fait les mêmes.
Ce guide va droit au but : les salutations et les phrases qui comptent vraiment, classées par situation de la vie réelle, avec leur équivalent en France pour éviter les malentendus.
Mis à jour : octobre 2026
Table des matières
- Comment dire bonjour au Québec : les salutations selon la situation
- Au quotidien : les expressions québécoises à connaître
- Au travail, à l'école et dans vos démarches
- Français québécois vs français de France : les différences qui surprennent
- Votre prochaine étape : des phrases de base à l'aisance
- Points clés à retenir
- Foire aux questions
Comment dire bonjour au Québec : les salutations selon la situation
Les salutations donnent le ton à chaque échange. Au Québec, elles sont chaleureuses et souvent plus familières qu'en Europe. Voici quoi dire, et quand.
| Salutation | Quand l'utiliser | À savoir |
|---|---|---|
| Bonjour | En tout temps, avec tout le monde | On l'entend aussi en quittant un commerce, au sens de « bonne journée » |
| Allô | Entre amis, en famille, entre collègues | Pas seulement au téléphone : c'est un « salut » très courant au Québec |
| Salut | Avec les gens que vous connaissez | Sert aussi à dire au revoir |
| Bon matin | Le matin, de façon amicale | Expression typiquement québécoise |
| Bonsoir | En fin de journée et en soirée | Un peu plus formel |
| Bonjour-Hi | Dans les commerces de Montréal | Répondez dans la langue de votre choix : on poursuivra dans celle-là |
Demander et répondre « comment ça va? »
- Comment allez-vous? : formel, avec un client, un employeur ou une personne âgée.
- Ça va? / Comment ça va? / Ça va bien? : la formule de tous les jours.
- Quoi de neuf? : entre amis.
- Ça va bien, merci. Pis toi? : la réponse typique (« pis » est la forme orale courante de « puis », au sens de « et »).
Dire au revoir à la québécoise
- Bonne journée! / Bonne soirée! : ce que disent caissiers et collègues en vous quittant.
- Bonne fin de semaine! : l'équivalent de « bon week-end ».
- À tantôt! : à tout à l'heure (plus tard dans la journée).
- Bye! / Bye-bye! : très courant, même chez les francophones.
Tu ou vous? Les Québécois passent au tu beaucoup plus vite qu'en France, y compris au travail et parfois avec un patron. Ne vous en offusquez pas : c'est une marque de convivialité, pas d'impolitesse. Gardez le vous avec les personnes âgées, les clients et dans les contextes officiels, et laissez l'autre proposer le tutoiement en cas de doute.
Au quotidien : les expressions québécoises à connaître
Ces expressions reviennent toutes les semaines, à l'épicerie, au dépanneur ou dans l'autobus.
Les incontournables
| Au Québec | Ce que ça veut dire | En France |
|---|---|---|
| Bienvenue! | Réponse à « merci » | De rien! |
| C'est correct. | C'est bon, ça va, pas de problème | C'est bon. |
| Pas de trouble. | Aucun problème | Pas de souci. |
| Ça me tente. / Ça me tente pas. | J'en ai envie / je n'en ai pas envie | Ça me dit. / Ça ne me dit rien. |
| C'est plate. | C'est ennuyant, c'est dommage | C'est nul, c'est dommage. |
| Tantôt | Tout à l'heure (passé ou futur proche) | Tout à l'heure |
| Avoir de la misère à… | Avoir du mal à… | Avoir du mal à… |
Magasinage et services
- Magasiner : faire les magasins. « On va magasiner samedi? »
- Le dépanneur (le dep) : la petite épicerie de quartier, ouverte tard.
- Comptant, débit ou crédit? : la question classique à la caisse. « Débit » désigne la carte bancaire.
- Voulez-vous un sac? : les sacs sont souvent payants ou interdits : prévoyez le vôtre.
- Les taxes : les prix affichés n'incluent pas les taxes (TPS et TVQ au Québec), ajoutées à la caisse.
- Le pourboire : au restaurant, on laisse habituellement 15 à 20 % avant taxes.
Se déplacer
- L'autobus / le métro : à Montréal, on parle de « l'autobus » plutôt que du « bus ».
- Le char : la voiture, dans la langue familière.
- Le stationnement : le parking.
- Au coin de… : à l'angle de deux rues. « C'est au coin de Peel et Sainte-Catherine. »
- Où est la station de métro la plus proche? : toujours utile.
Au travail, à l'école et dans vos démarches
Le milieu de travail québécois est souvent plus détendu qu'en Europe, mais il a ses codes et son vocabulaire.
Au travail
- Le dîner : la pause du midi. « On va dîner ensemble? »
- Un 5 à 7 : l'apéro après le travail entre collègues.
- Faire un suivi : relancer, faire le point. « Je te fais un suivi demain. »
- Un courriel : un e-mail. On écrit aussi « clavarder » pour discuter en ligne.
- Prendre congé / être en vacances : les congés se comptent souvent en semaines; beaucoup de gens prennent leurs vacances à la fin juillet.
- Enchanté(e) de faire votre connaissance : toujours apprécié lors d'une première rencontre.
À l'école
- La garderie / le CPE : la crèche (le CPE est un centre de la petite enfance subventionné).
- Le primaire et le secondaire : six années de primaire, puis cinq années de secondaire (de secondaire 1 à secondaire 5).
- Le cégep : établissement d'études collégiales entre le secondaire et l'université.
- Mon enfant est inscrit(e) en… : pour vos échanges avec l'école.
Dans vos démarches
- Le NAS : votre numéro d'assurance sociale, nécessaire pour travailler.
- La carte d'assurance maladie : délivrée par la RAMQ, souvent appelée « carte soleil ».
- Prendre rendez-vous : « Je voudrais prendre rendez-vous, s'il vous plaît. »
- Quels documents dois-je fournir? : la question à poser à chaque démarche.
Français québécois vs français de France : les différences qui surprennent
Si vous avez appris le français en Europe ou avec une application, certains mots du quotidien vous surprendront. Voici les différences qui causent le plus de malentendus.
| En France | Au Québec | Signification |
|---|---|---|
| le petit-déjeuner | le déjeuner | le repas du matin |
| le déjeuner | le dîner | le repas du midi |
| le dîner | le souper | le repas du soir |
| le week-end | la fin de semaine | samedi et dimanche |
| faire du shopping | magasiner | faire les magasins |
| la voiture | l'auto, le char (familier) | l'automobile |
| un e-mail, un mail | un courriel | un message électronique |
| une supérette | un dépanneur | une petite épicerie de quartier |
| des baskets | des espadrilles | des chaussures de sport |
| un bonnet | une tuque | un chapeau d'hiver en tricot |
| avoir la flemme | ne pas avoir le goût | ne pas avoir envie |
L'accent surprend aussi au début : « tu » et « dire » sonnent un peu comme « tsu » et « dzire », certaines voyelles s'allongent et le débit est rapide. Rassurez-vous : la plupart des nouveaux arrivants s'y habituent en quelques semaines d'écoute régulière (Radio-Canada, séries québécoises, conversations du quotidien).
Votre prochaine étape : des phrases de base à l'aisance
Ces expressions sont un point de départ. Si le français n'est pas votre langue maternelle, une véritable intégration demande de pouvoir tenir des conversations, gérer des situations plus complexes et vous exprimer avec assurance dans différents registres.
Les programmes de français Berlitz sont conçus pour les adultes qui veulent progresser rapidement, avec des formateurs qui connaissent le français d'ici. Deux formules conviennent particulièrement aux nouveaux arrivants :
- Cours de français pour débutants : une immersion structurée à partir de zéro, pour développer vos compétences de communication au quotidien grâce à de vraies conversations.
- Programmes de français intensifs : pour les nouveaux arrivants qui ont besoin de résultats rapides, avec un enseignement immersif intensif auprès de formateurs de langue maternelle française.
La Méthode Berlitz vous fait parler dès le premier cours. Pas de traduction, pas de listes à mémoriser : seulement le français concret dont vous avez besoin pour vous épanouir au Canada.
Points clés à retenir
- « Bonjour » fonctionne en tout temps : entre amis, on dit « allô » ou « salut », et on répond « bienvenue » à un merci.
- Le tutoiement arrive vite : au Québec, le tu est courant, même au travail. Gardez le vous pour les contextes formels.
- Les repas changent de nom : déjeuner le matin, dîner le midi, souper le soir.
- Le vocabulaire du quotidien est différent : dépanneur, magasiner, fin de semaine, courriel, tuque, espadrilles.
- L'oreille s'habitue vite : quelques semaines d'écoute régulière suffisent pour se familiariser avec l'accent québécois.
Foire aux questions
Comment dit-on bonjour au Québec?
On dit « bonjour » en tout temps et avec tout le monde. Entre amis, « allô » et « salut » sont très courants, et on entend parfois « bon matin ». Dans les commerces de Montréal, on vous accueillera souvent avec un « Bonjour-Hi » bilingue.
Pourquoi les Québécois répondent-ils « bienvenue » à « merci »?
Au Québec, « bienvenue » est la réponse habituelle à « merci », l'équivalent de « de rien » ou « je vous en prie » en France. C'est une formule de politesse tout à fait standard.
Dois-je apprendre le français pour vivre au Canada?
Tout dépend de l'endroit où vous vous établissez. Le français est indispensable au quotidien au Québec et très utile dans les communautés francophones du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario et du Manitoba. Même hors Québec, il élargit considérablement vos possibilités de carrière et d'intégration.
Le français québécois est-il très différent du français de France?
Le français québécois et le français de France partagent la même grammaire et la même langue écrite. Les différences se trouvent surtout dans la prononciation, le rythme, certaines expressions et le vocabulaire du quotidien (repas, magasinage, vêtements). On se comprend sans difficulté, après une courte période d'adaptation.
Combien de temps faut-il pour devenir conversationnel en français avec Berlitz?
Pour une personne qui part de zéro, atteindre un niveau conversationnel (B1) demande environ 350 à 400 heures d'apprentissage, soit à peu près 6 à 8 mois à raison de 10 à 15 heures par semaine. La Méthode Berlitz met l'accent sur la prise de parole dès le premier cours, ce qui donne confiance rapidement en situation réelle.
Puis-je suivre des cours de français en ligne si je n'habite pas près d'un centre Berlitz?
Oui. Berlitz offre des cours de français entièrement en ligne, en direct avec des formateurs de langue maternelle française, partout au Canada.


